Apocalypse

  • Les démons s'affolent !

    Chers Tous,

    Un certain nombre d'entre vous sont enquiquinés par les démons de toutes origines. Et de façon générale, ce n'est pas si négatif que ça (vous êtes plusieurs).

    Ce n'est pas anodin si ce petit monde des ténèbres nous tourne autour !

    J'ai le l'immense déplaisir d'être au contact direct de son altesse royale l'affreux, et croyez moi, ça fout une pétoche monstre quand on a le visuel ou l'audio, même sans emmerdes. Et bien là, à défaut de trop pouvoir me terroriser (je me dis que le DIvin me protège, donc je dors plutôt bien), il s'est attaqué à ma fille. Au début elle s'est dit que bon .... (elle a l'habitude des manifestations surprenantes) Puis un grand Affreux est venu la voir, pour la menacer sur sa vie .... Ce qui est globalement du blabla, car il ne lui arrivera rien de plus que ce que le Divin a prévu. S'attaquer à ma fille, c'est utiliser le plus gros bras de levier sur ma personne. D'ailleurs il lui a dit (en audio), qu'il fallait mieux qu'elle se réfugie avec moi sinon Couic .... Bref, Glauque

    Mais le glauquissime est venu après. Quand il s'est nommé. Abaddon. (sachant que les démons ne donnent que très rarement leur petit nom, et que celui-là me semble plutôt choisi pour faire peur)

    Ma fille, en pleine préparation d'agregation est trèèèèès loin de ces préoccupations .... La fin du monde, elle s'en tape, ce qui compte, c'est son concours. Mais là elle m'appelle, me raconte tout ça en me disant "Maman, tu crois que c'est juste un gros cauchemar que j'ai mal interprêté ?" Donc je vérifie Abaddon (je ne le connaissais pas, cet affreux là), et je tombe sur la page wikipédia.

     

    Dessin figuratif dApollyon, l'autre prénom d'Abaddon, je confirme selon ce que j'ai eu en visuel et en détails (s'est assis sur mon lit, puis parti en griffant le parquet) : la bête se présente bien avec des ailes de ce type et des griffes aux pieds.

    Abaddon : le destructeur ou l'ange exterminateur, il y est fait référence dans l'apocalypse de Saint-Jean 9.11 : « À leur tête, comme roi, elles ont l'Ange de l'Abîme ; il s'appelle en hébreu “Abaddôn”, et en grec “Appolyôn”. »

    Bon ... Comme ça je rassure ma fille ..... si il voulait vraiment la tuer ce serait fait et sans signature. Non il veut la terroriser et par effet rebond, me terroriser.

    Hors devinez sur quoi je travaille en ce moment : sur l'apocalypse et les textes Hebreu, faisant le lien entre ce qui se passe actuellement, mes visions perso, et le second tome de mon livre, bientôt terminé. Et dans le bouquin, je travaille précisément sur l'origine de l'Antéchrist, sa personnalité, ses modes opératoires, etc..... La bonne nouvelle, c'est que je dois cibler juste. La question est pourquoi on l'appelle la bête, pourquoi le 666, etc.... Je me suis donc payé un peu d'étude de la gémetria (sorte de numérologie cabbalistique), d'étude de prophéties telles que celles d'Ezéchiel, etc....

    Alors un bon point : notre petite lutte de chaque jour est dans la bonne direction. Défendre l'Homme, en tant que créature du Divin sur le chemin du retour, libre et soutenu par l'esprit Christique.

    Mais faut croire que ça les agace .... Vraiment.

    Au quotidien, ça n'agace pas que les démons. Ca rode autour de la maison. Mais de façon trèèèèès visible. Trop, j'en déduis que le but est plutôt, là aussi, de me faire peur. Je vous explique : ça se ballade derrière la propriété avec une lampe torche, ça fait le guet en voiture juste devant la maison, lorsque je les prends en flag, ils partent, font demi tour, et reviennent se réinstaller, etc..... ; et ça recommence quelques jours plus tard, parfois en plein jour .... attendant que je pointe le bout de mon nez pour démarrer.

    Alors si vous étiez un cambrioleur potentiel, vous n'utiliseriez pas de lampe torche, vous ne vous stationneriez pas devant la maison et encore moins en plein jour et surtout vous n'iriez pas faire demi tour pour recommencer 2 minutes plus tard une fois que toutes les lumières sont allumées.

    Bref, je dérange les démons, les démons terrestres et leurs parents, les démons non terrestres.

    Donc nous sommes sur le bon chemin, un peu tous ensemble, car sans vous, il faut bien le dire, ce que je fais est égal à rien.

    A part ça, je suis très rationnelle. Donc, non pas de trace de délires. Mais souvent le sentiment, ces derniers temps, que ma vie ne m'appartient plus complètement. Ce qui me va pas mal, à 60 ans, on a bien avancé. Les folies sont un peu finies et la carrière est derrière, les gosses sont élevés et les objectifs deviennent modestes. Je me dis que c'est incroyable de devoir renoncer au chauffage central alors que j'ai connu les 30 glorieuses et l'obligation d'ouvrir les fenêtres en plein hiver dans les HLM (trop chaud). Le monde part en (ce que vous voulez, sucette, co***e, etc....)

    Et hier soir rebelotte, les pénibles sont venus prendre position à 19h30 devant la maison,  partir (quand mon homme est sorti), revenir, repartir, revenir et repartir !

    Pourtant, je prone la paix, je n'encourage pas la révolte, l'objectif c'est plutôt l'autonomie et la liberté. Bref, pas une dangereuse révolutionnaire non plus. 

    Il y a peu, une délicieuse visite Christique m'a nourrie et soignée pour quelques temps - ouf !

    Alors toussa pour vous dire que notre petite lutte à 2 balles (pan pan), de rester autonome, libres, dans la compassion, l'entraide, le partage éventuel, ça doit drôlement les faire chier ! (en plus ça empêche les chiens de dormir).

    Et ça fait chier d'autres dimensions visiblement. Ou d'autres créatures, que nous appelons les démons.

    Alors la technologie est telle, qu'il est tout à fait possible que l'on projette sur ma fille un audio déplaisant. Dans tous les cas. Chers amis, notre vision dystopique de cette crise sociétale n'est certainement pas dans le faux. Même si, contrairement à d'autres, nous ne sommes pas des disséqueurs d'actualité, des chercheurs de poux dans la tête, il est évident que le modèle qui nous unit dans notre envie de corriger les visions de l'avenir, dérange.

    Et c'est quelque part un compliment - ou un bon signe.

    Alors si, pour plusieurs d'entre vous, d'obscures entités vous emmerdent, dites vous aussi que c'est parce que vous le valez bien, comme le dit la pub.

    A part ça, j'ai de terribles soucis avec les moteurs de recherche, il m'est arrivé de tester mes propres liens sur mon site et d'atterir tout à fait autre part ; ce qui semble à priori difficile.  Bref, si vous avez la possibilité de partager les liens, ne vous gênez pas, me trouver est de plus en plus compliqué.

    J'espère que votre Noël a été heureux et paisible, et que vous allez passer une bonne fin d'année ! Nous à la maison, ça va être calme, plutôt envie d'un petit diner devant le feu et d'un gros dodo salvateur.

    Grosses bises du Jura

    Elizabeth

     

  • Kybalion, ou le monde moderne

    • Par egaia
    • Le 09/05/2023

    Kybalion

    Cité de Kybalion, an 2030 post JC.

    Zoula soupira en buvant son café. Pour 3 crédits carbone, la machine à café du bureau lui avait craché un véritable jus de chaussette…… Il fallait envisager d’emmener sa chicorée maison, mais le cout horaire du four avait tellement monté qu’il faudrait peut-être envisager d’utiliser un feu de la cité interdite pour faire griller les racines amères dont le gout rappelait vaguement, très vaguement, un arabica.

    En tant que commissaire d’arrondissement de Kybalion, il était inimaginable de passer en zone non surveillée pour utiliser les services d’un non citoyen à toutes fins de pouvoir consommer le produit le plus basique de la cité. Mais en quelques années, la taxe carbone avait triplé, rendant toute forme de consommation confort quasi impossible. Alors on s’en remettait aux bonnes vieilles méthodes clandestines, celles que justement, elle était censée combattre  ….. Ou dénoncer ….. pour avoir le droit à un salaire social entier, lui donnant le droit à la satisfaction de ses besoins primaires : manger, boire, dormir, éviter la souffrance ….

    Ce qu’on appelait le bureau, était en fait un espace de co-working dans un petit immeuble de 4 étages, dont toutes les installations sensibles : cuisine, salle de douche, wc et espace de loisirs, étaient communes. Chacun pouvait s’y relier à son entreprise, ou plutôt à son secteur d’activité, sans avoir à faire de déplacements inutiles.

    Kybalion était devenue l’une des 100 premières cités modèles d’un monde qui se voulait novateur, respectueux de la planète, vertueux en tous points. On y circulait à pieds ou en vélo, et le vélo électrique était réservé pour les déplacements de plus de 10 kilomètres. Quant à la voiture …. C’était un vieux souvenir murmura Zoula. Il fallait faire une demande de location et une grande part du trajet se faisait en fer routage.

    Zoula avait 75 ans et avait pleinement connu l’ancien monde. A l’époque elle était écolo, woke, et défendait le droit de l’homme à porter un enfant, et le devoir de remplacer la côte de bœuf par un steak de vers de farine grillés et compactés, enrichis au fer et à la B12. Puis, novatrice avant l’heure, elle était entrée au service de l’état, qui lui avait proposé le salaire universel en échange d’un rôle social de coordonnatrice de son quartier.

    Cool ! Super Cool ! S’était-elle dit !

    De fil en aiguille, elle comprit très vite qu’il fallait seulement dénoncer les esprits chagrins qui refusaient l’évolution du monde. Elle avait donc montré du doigt la famille Maillart, qui chauffait sa salle de bain à 25°C avec un convecteur électrique (Dieu merci vite repéré par le compteur Linky) ; puis elle avait dénoncé sa petite voisine qui traitait les homo de pédés ; enfin elle avait participé au mouvement « paradis des vaches »,qui consistait à entrer à une centaine de militants dans une ferme laitière, ou à viande, pour y détruire toutes les installations, et y abattre toutes ces vilaines bêtes à pets, parfois même en lynchant l’agriculteur au milieu de sa salle de traite, un trayon enroulé autour de la gorge.

    Enfin, elle, comme les autres, furent invités à intégrer les nouvelles cités bâties en hâte, tandis que les maisons individuelles étaient démolies et leur terrain dépollué et réhabilité, toute trace de béton devant disparaitre. Seules les quartiers séculaires des grandes villes médiatisées, comme Paris, Lyon ou Strasbourg, avaient pu rester en place, comme de futurs musées destinés aux enfants qu’il fallait convaincre de leur laideur.

    C’était très laid d’ailleurs. Vu que tout avait été lamentablement bombardé par l’OTAN en 2024, suite à une erreur informatique ….. On accusa la Russie de Piratage, et les BRICS d’avoir voulu détruire l’Occident.

    La même année avait vu disparaitre toute circulation d’argent sous une forme matérielle, tandis que la distribution d’énergie avait été drastiquement rationalisée pour voir apparaitre la première taxe carbone qui transformait quasi toute présence vivante en horrible parasite mettant la planète en danger.

    Les militants toutes catégories, depuis le militant vert jusqu’au militant LGBTQADC+, furent glorifiés et on leur offrit le plaisir, l’honneur et le mérite d’un citoyen moderne, rémunéré pour son degré d’acceptation, et surtout pour sa capacité à glapir dès qu’il repérait un traditionaliste débile qui vivait avec femme et enfant dans un lieu vaste et douillet, en élevant ses poules et en faisant son potager. Quel égoïsme avait-elle pensé à l’époque ! Pour lui un jardin, des légumes et des œufs, et pour chaque égoïste comme lui, 4 personnes qui crèvent de faim à cause de sa surconsommation.

    Mais les militants avaient beau être solidement motivés, ils n’étaient pas majoritaires et ceux que l’on appelait déjà les non-citoyens, se défendaient bec de poules et ongle de vaches contre ces mesures liberticides …..

    Enfin vint le Sras hémorragique. Une sorte de virus grippal croisé avec Ebola qui partait d’un rhume et finissait par voir son propre cerveau qui partait dans le mouchoir à chaque quinte de toux. Immonde …… Les enfants furent décimés les premiers. Puis les jeunes adultes.

    Personne ne comprit pourquoi les vieux résistaient si bien. Quelques variants plus tard, ils finirent aussi par être touchés. La population réduit de 25% en Europe. Moins en Afrique.

    En 2026 Zoula vit l’éclosion d’un monde nouveau. Dans la débandade de la fin de cycle en vieille Europe, on finit par oublier les non-citoyens qui se réfugièrent dans les anciennes cités HLM à moitié démolies, où ils faisaient du feu pour se chauffer ou cuisiner, et élevaient quelques animaux pour accompagner les légumes qui poussaient sur les toits des immeubles ou dans les cours abandonnées.

    Le monde était passé par une telle phase de souffrance qu’un gouvernement de sauvegarde autorisa presque tout : la sexualité adulte/enfant, le choix absolu de son identité, la téléréalité avec les jeux les plus morbides possibles, la consommation de sang humain (issu de donateurs) pour les trans-vampires qui ne pouvaient pas s’en passer, l’euthanasie par saturation de drogue psychédélique pour les vieux ou les malades qui n’en pouvaient plus, les jeux vidéos par injection d’une nano-puce dans le cerveau (vous intégriez alors définitivement le monde virtuel de votre choix), l’intégration de votre conscience dans le corps d’un animal (le choix allant du poisson au crotale en passant par le cheval ou le dauphin, qui coutaient naturellement très chers).

    Quant à la religion, elle fut abolie dès 2025, tout culte devint interdit et tout contrevenant se vit condamné au camp de ré éducation après la privation définitive de ses biens (enfin, ce qui pouvait bien lui rester ….)

    La notion de patrie fut rendue responsable du bombardement de toutes les grandes métropoles Européennes, et la citoyenneté devint mondiale et asexuée. Zoula, né Français métissé par son père, fit le choix de devenir une femme, à toutes fins d’échapper à la dénonciation par le comité LGBT (etc…) de son quartier. Après quoi elle put, pour la première fois de sa vie, être considérée comme tout le monde.

    C’est ce qu’elle se dit. Et cela lui donna le droit d’envoyer la moitié de l’immeuble en camp de rééducation.

    En 2028, le gouvernement mondial vota le droit global à l’euthanasie, l’interdiction de manger de la vraie viande et le devoir de bonne santé pour tous. Les militants, largement majoritaires (sinon on risquait la dénonciation) firent un immense concert de casseroles en souvenir du covid et de l’acclamation des soignants. Les non militants firent aussi un concert de casserole en souvenir de Macron. Donc tout le monde fut finalement d’accord pour taper sur des casseroles (dont la vente était réglementée à cause du cout monstrueux de l’acier, qui n’était plus fabriqué en France).

    En Septembre 2028, le grand oncle de Zoula finit par tomber gravement malade. Et par ne plus satisfaire, malgré les efforts du corps médical, au devoir de bonne santé. On lui supprima sa pension universelle, son écran, son crédit carbone, puis son droit d’utiliser un vélo. Il finit par se convaincre qu’il valait mieux partir et Zoula lui organisa une très belle cérémonie, à l’issue de laquelle il entra de lui-même dans un caisson étanche où un gaz euphorisant (et hallucinatoire) précéda une injection léthale indolore. On pleura – de joie. Et d’émotion. Son corps fut composté et servi aux élevages de mouches qui venaient pondre sur les cadavres en décomposition.

    La boucle était bouclée, pensa Zoula. Le monde allait pouvoir partir sur de bonnes bases.

    En 2029 Zoula fit un cancer de son faux-col de l’utérus, qui avait été fabriqué par une imprimante 3D piratée avec des papillomavirus résistants au vaccin ( et créés pour rendre le vaccin indispensable, mais ayant échappé à tout contrôle). Et merde …. Bien sur elle avait le droit à tous les soins gratuitement : mais pas précisément dans ce cas-là, car le gouvernement n’avait pas signé la clause de responsabilité pour la fabrique d’organes par imprimante biogénique. Et re-merde …. Se dit-elle. La souffrance ça rend créatif.

    Il avait fallu réfléchir, c’était inhabituel – l’état pensait à tout. Payer un chirurgien au black ? Impossible, il n’y avait plus de black …. En parler avec une amie ? Pas possible, même vos amies vous dénonçaient …. Il restait le troc, mais le troc de quoi ? C’est un vieux qui lui fila la solution : Zoula était de service d’euthanasie le vendredi, elle le ferait évacuer en douce après une fausse injection léthale, en échange il lui offrait tous ses crédits sociaux restant quelques jours avant (c’était aussi bien que de se les faire piquer par l’état, vu qu’il n’y avait plus ni propriété, ni droit d’héritage), puis elle organisait son transfert dans la vieille ZUP des non-citoyens. En échange, il devrait sans doute amener quelque chose. Mais l’homme tenait à la vie et il apporta son écran tout neuf, caché sous son veston, avant de passer la frontière entre le monde moderne et celui des souvenirs.

    C’est ainsi que Zoula finit par améliorer son quotidien, sans pourtant échapper un instant à la surveillance de sa nano-puce. Les échappés du service Euthanasie ne risquaient pas de la trahir …. Et le corps endormi était subtilisé au lombri-postage par un robot à qui l’on envoyait une information de défaillance, ou de non-conformité.

    Vrai café, trucage de son compteur électrique pour avoir 20°C dans son espace privé, pistolet calibre 22 en fraude et livres interdits, tout roula merveilleusement. En échange, les non-citoyens récupéraient du vieux matériel informatique, des imprimantes 3D désaffectées, quelques médicaments négociés en téléconsultation et parfois des nano-puces blanches servant à pénétrer Kybalion sans se faire repérer par les caméras, l’intelligence artificielle et les drones de la police globale (qui poliçait tout, depuis la morale jusqu’à la vitesse de circulation à vélo).

    Zoula ne fut donc pas catastrophée par son mauvais café. Elle allait arranger le problème. Et c’est sereinement qu’elle remonta l’escalier qui séparait l’espace de co-working de l’espace privé.

    Elle s’installa confortablement sur son canapé avant de préparer sa petite fugue jusqu’à la frontière où un contrevenant prendrait sa demande en compte.

    A 21h, elle fit une demande de vélo électrique afin de rendre visite à une amie, à 6 kilomètres de là. Une amie qu’elle avait courtisée dans ce but, car elle vivait justement au pied de la zone tampon entre les 2 mondes.

    A 21h30, elle fila sur place avec, en cadeau, une vraie fausse pomme dont le gout était bluffant.

    A 22h30, elle redescendit au niveau de la zone tampon et glissa, dans une sorte de terrier à peine visible, une carte mémoire de grande capacité. Quelques mètres plus loin, elle se baissa pour remonter ses chaussettes et ramassa un paquet sombre contenant la précieuse poudre de couleur chocolat brulé.

    Puis elle rentra chez elle.

    Lorsqu’elle ouvrit sa porte, son imperméable en main, elle n’eut même pas le temps d’être surprise. Un inspecteur général de secteur, accompagné de 2 acolytes, l’accueillit en souriant.

    • Chère amie vous voilà enfin !
    • J’étais chez une amie
    • Oui nous savons cela. Nous savons cela.
    • Que puis-je pour vous ?
    • Nous faire un bon café peut-être ?

    Zoula blêmit. Était-ce un hasard ? Elle posa son imperméable dont la poche n’était pas visible et commanda 3 cafés sur ses propres crédits sociaux. Ils étaient infects, mais que pouvait-elle faire d’autre ?

    • Non ma chère, pas celui-là. Il n’est pas bon n’est-ce pas ? Inutile de vous évanouir, nous ne sommes pas des ennemis. Nous préférons trouver des solutions faciles aux problèmes qui n’en sont pas vraiment. Tout de même, vous êtes une bonne citoyenne
    • Je ….
    • Faites nous donc ce fichu café ! Au lieu de vous perdre en mauvaises explications

    Zoula fit chauffer l’eau, pressa le café et servit un mélange odorant et acidulé qui n’avait rien à voir avec le truc liquide et marron que le robot cuisine proposait après le burger 3 couches qui faisait office de repas.

    • Voilà qui me fait vraiment plaisir. Nous allons enfin pouvoir discuter. Ca fait un petit moment que je vous surveille. Rien de grave non. Mais comment vous – vous qui avez été une militante de la première heure, avez-vous pu en arriver là ?
    • C’est pour travailler, me concentrer, j’ai du mal, vous savez à 75 ans, parfois un peu de fatigue …
    • Oui, nous savons que vous avez fait un mauvais cancer. Heureusement guéri grâce à un généreux donateur. Penseriez-vous à la retraite ?

    Zoula devint blanche. La retraite, ce n’était rien d’autre que l’anti-chambre de l’euthanasie.

    • Non, j’adore mon travail, je ne m’imagine pas un instant à ne rien faire
    • Mais alors ma chère, comment faire si vos conditions de vie ne vous satisfont plus ?
    • Je peux encore aider, beaucoup aider !
    • Oui nous  n’en doutons pas
    • Demandez moi ce que vous voulez
    • C’est que vous savez, ce sont vos petites erreurs qui justifient notre travail. Nous ne voudrions pas nous retrouver sans travail nous non plus.
    • Mais alors que voulez-vous ?
    • Nous voudrions que vous participiez à une expérience qui nécessite des volontaires

    Zoula avala sa salive …. Ca sent mauvais pensa-t-elle …

    • Quelle expérience ?
    • Inutile d’avoir peur. Nous allons tester une technologie de lecture cérébrale réservée, dans l’avenir, aux grands délinquants, ou aux non-citoyens. On vous injectera du nano-matériel par inhalation en salle blanche. Puis après 24 heures, le lecteur s’appropriera votre mémoire, vos images et finalement 100% de vos pensées, souvenirs et émotions.
    • Et vous allez en faire quoi ?
    • Nos experts analyseront le matériel qui aura été transféré dans une intelligence artificielle encore neutre. Puis ils dialogueront avec cette même I.A. afin de vérifier qu’elle pense comme vous, et croit être vous.
    • Et moi ?
    • Vous retournerez à votre petite vie sans rien dire. Et vous continuerez de frauder le café.
    • Et c’est tout ?
    • Oui – ce sera votre contribution au monde moderne.
    • Et si je refuse ?
    • La retraite ma chère – la retraite. Et n’imaginez pas fuir dans le non-monde. Il n’y aura personne pour vous évacuer de la chaîne.
    • Très bien.
    • Suivez nous à présent.
    • Dois-je emmener quelque chose ?
    • Non, vous n’aurez besoin de rien. Ce sera bref.

    Zoula frissonna. Que faire ? Se sauver ? Impossible. Il y avait des caméras dotées d’I.A. partout et la cité était cernée par des drones armés.

    Pour la première fois depuis très longtemps, Zoula monta en voiture, en vrai voiture. Puis elle suivit les hommes et pris un ascenseur qui descendit bas. Très bas.

    Tout en bas, des hommes en blouse blanche, souriants et très doux, lui tendirent la main. Ils l’accompagnèrent dans une salle hermétique et l’installèrent sur un fauteuil.

    Zoula réfléchit – sans doute plus vite qu’elle n’avait jamais réfléchi – elle prit discrètement, et au passage, un petit scalpel posé sur une table couverte d’instruments visibles. La caméra la vit peut-être ? Mais était-elle encore surveillée ?

    Elle mémorisa chaque pas, chaque accès, rien ne semblait vraiment sécurisé entre la sortie de l’ascenseur et le laboratoire où les hommes en blanc se préparaient à intervenir.

    L’un d’eux préparait une sorte de masque-scaphandre étanche en visualisant l’adaptation du masque sur l’écran qui reproduisait les caractéristiques techniques de Zoula. L’autre semblait pianoter un programme sur son clavier. Il fallait vraiment faire vite.

    Zoula se dit qu’elle était forte. De base, elle avait des muscles d’homme. Peut-être qu’elle pourrait se battre. Se révolter. Fallait-il plutôt se laisser faire ? Puis dans le fond très vite oublier ? Mais que deviendrait sa conscience ?

    Zoula se mit à prier Jésus, comme quand elle était petite. « Jésus  aide-moi » implora-t-elle. Je n’ai jamais rien fait de méchant. Je ne mérite pas de mourir pour un café.

    « Ca ne sert plus à rien de prier ! » Lui répondit une petite voix vicieuse.

    Zoula sursauta. Mais très vite elle s’aperçut que c’était la voix de sa conscience qui cherchait à la décourager : il ne fallait pas se rebeller, il fallait accepter, il fallait se battre contre les rebelles, comme elle l’avait toujours fait.

    L’homme qui tenait le masque fit un signe de satisfaction accompagné d’une sorte de gargarisme tenant lieu d’expression heureuse.

    • On y est presque
    • On y est quoi ?
    • Votre masque est quasi 100% adapté afin que le nano matériel inhalable ne puisse pas s’échapper dans l’atmosphère
    • Et pourquoi ? Est-ce dangereux ?
    • Non, mais nous pourrions en inhaler par erreur
    • Et alors ? Si ce n’est pas dangereux ?
    • Ce n’est pas dangereux. Mais nous ne participons pas au protocole. Il faut respecter le protocole.
    • Je peux aller faire pipi ?
    • Maintenant ?
    • Oui, ça urge
    • Ah, c’est l’émotion. Bon après tout ….. je vous accompagne

    Il vint la chercher et la précéda. La porte s’ouvrit devant lui, visiblement contrôlée par quelque chose. Mais quoi ? La puce ? Autre chose ?

    Ils sortirent dans un couloir blanc et lumineux qui desservait d’autres salles quasi identiques à la sienne. Les fenêtres étaient toutes opacifiées et on ne pouvait rien voir de façon précise. Mais Zoula imaginait. Elle imagina des créatures étranges, derrière les ombres mouvantes qui semblaient avoir des tailles bien trop grandes. Elle imagina tant que sa respiration devint courte et saccadée – au point d’alerter son accompagnant.

    • Vous avez l’air de mal respirer ?
    • Ce n’est rien, l’appréhension je pense

    L’homme en blanc semblait si confiant. Si calme. Alors qu’elle était pétrifiée. Il ne s’était pourtant écoulé que quelques secondes.

    Elle implora encore. « Jésus, tu te rappelles comment je me mettais  à genoux devant la croix quand j’étais petite ? »

    « Il s’en fout » répondit encore la petite voix vicieuse.

    Le coup de scalpel partit si vite que l’homme en blanc n’eut pas la moindre réaction. Il s’effondra en tenant sa gorge et Zoula lui pris sa blouse et son pantalon, sans même vérifier si une caméra la voyait. Heureusement, le sang ne coulait quasi pas. Quelle aubaine !

    Puis elle courut jusqu’à l’ascenseur et remonta au niveau 0.

    Elle ne s’étonna de rien. Il n’y avait ni garde – ni surveillance. Mais maintenant il fallait rejoindre la zone de non-droit. Et ils avaient roulé au moins 1 heure.

    Tout de même, se dit-elle – c’est pas gardé leur truc de merde là ! Puis elle se rassura, ça faisait bien longtemps que la surveillance totale avait éradiqué toute délinquance visible. Du coup, il n’y avait plus de flics et tout ça. Quand on déconnait, on finissait à la casse. Donc personne ne déconnait.

    Mais elle avait déconné.

    Il y avait des voitures et elle sauta dans la première venue. Elle arracha 2 fils et la démarra sans clef de sécurité. Puis elle sortit de  l’étrange endroit tout en regardant sa montre. Il ne s’était écoulé que 2 minutes. Elle avait toutes ses chances.

    Derrière elle des sirènes retentirent et elle vit des hommes sortir en trombe. Mais avec son démarrage improvisé elle avait gagné 500 mètres et appuya à fond sur la pédale après avoir coupé la conduite automatique. Derrière ça avait l’air d’un beau chaos – mais ils étaient nombreux ! Zoula pria encore, mais de façon plus énergique ! « Jésus – Bordel de merde – pourquoi tu ne m’aides pas »

    Et la petite voix vicieuse répondit «  Mais tu ne le mérites pas ! Ma chère »

    Zoula se souvint de ses 15 ans, quand on la surnommait Zoulou, parce qu’elle/il grimpait plus vite que tout le monde sur les murs pour échapper aux keufs qui le filait quand il avait dévalisé une voiture de riche. Il les avait tellement détesté ces riches …. Il avait été tellement heureux de les faire tomber tous ces bourgeois qui avaient chaud en hiver et qui mangeaient des trucs délicieux pendant que lui il devait se contenter des fins de stocks des restaus du cœur.

    Résultat, pensa-t-il/elle, plus personne ne mangeait normalement. Ca faisait 5 ans qu’il/elle n’avait pas mangé un steak saignant – même pas en fraude ! Il était devenu dénonciateur pour assassiner ceux qu’il avait envié par le passé.

    Zoulou ne reconnut pas la campagne qu’il avait traversé par le passé. La campagne était vide. Il quitta la route principale et fonça sur une sorte de chemin blanc entretenu. Qui venait ici ? Pourquoi ? Les voitures avaient cessé de le suivre, mais il savait que désormais ce serait une histoire de drones …. Il n’était plus en sécurité nulle part et devait absolument rejoindre une zone de non-droit.

    Zoulou gara le véhicule et continua à pieds. La voiture était trop visible et il n’y avait sans doute pas de caméra sous les arbres. Il avait faim. Il aurait mangé n’importe quoi – et soif aussi.

    Devant lui se dressa bientôt un  immense portail noir, haut de plusieurs mètres, et qui assurait le lien entre 2 murs de béton et d’acier. Il n’y avait ni mirador, ni pancarte. Tout était silencieux.

    Le Zoulou du passé serait entré – rien que pour voir. Mais que pouvait-on faire Zoula à 75 ans ? Il vit un grand épicéa et se dit que ça ferait un parfait promontoire. Rien de plus facile que de grimper le long d’un sapin. Même pour un vieux. Ou une vieille. Ca faisait bien longtemps qu’il/elle ne se regardait plus dans une glace. D’ailleurs l’amour physique avait quasi disparu. Il était rare et compliqué de mettre un enfant au monde. Quant à fonder une famille …. Comment créer un foyer sans maison, sans liberté, sans plus d’autre horizon qu’une vie de travail inintéressant, et qui se solderait par une euthanasie volontaire – unique moyen de rejoindre définitivement le monde libre. D’ailleurs les autorités avaient prévu le coup : toutes les sortes de jouets sexuels existaient, ainsi que des professionnels, à peine plus onéreux, mais totalement disponible. Y compris quelques pauvres enfants qui étaient livrés à domicile pour ceux dont les crédits sociaux explosaient le plafond.

    Au début on trouvait ça dégoutant les gosses. Puis on s’y était habitué. On voyait une petite fille ou un petit garçon descendre d’une voiture, accompagné par un adulte. Ni Zoulou, Ni Zoula n’avait jamais touché un gosse. Et toc, dirent-ils en chœur à la conscience ……

    Zoulou arriva à l’aplomb du mur. Bon-sang, mais c’était immense ! Une sorte de village : il y avait toute un paquet de gens là-dedans. Oh c’était si beau ! Ca lui rappelait les plus beaux villages de France, quand il était gosse. Il y avait des fleurs, des arbres, et même des chevaux. Un étang, et un château à peine plus loin. Mais qui habitait ce bel endroit à l’abri du temps et des regards ? Il pleura d’émotion.

    Une adolescente qui se baladait de l’autre côté le vit et l’apostropha

    • Tu fais quoi toi ? Tu joues à l’oiseau perché sur sa branche ?
    • Je regarde, je ne savais même pas que vous existiez
    • Ah tu fais partie du monde mort ?
    • C’est quoi le monde mort ?
    • Sans doute le tien : travailler, fabriquer, obéir, puis mourir
    • Parce que tu connais mon monde ?
    • Non, je n’y vais  jamais, mais il parait qu’il est composé d’hommes qui, génétiquement, n’ont pas les caractéristiques idéales pour jouer un vrai rôle. Des animaux conscients en quelque sorte – ou des robots biologiques si tu préfères
    • Mais non, c’est pas vrai ! Nous sommes tout pareil, regarde : je suis comme toi
    • Non, tu es vieille, tu es moche
    • Parce que chez vous on ne vieillit pas ?
    • Non, ça fait longtemps qu’on sait stabiliser nos cellules
    • Mais ça fait seulement 10  ans que le monde moderne est né
    • Non, ça c’est ce que tu croies, moi j’ai 40 ans, j’en fais  17 et ça fait 25 ans que je suis stabilisée
    • Mais c’est quoi être stabilisé ?
    • C’est avoir une génétique performante.
    • Tu n’as aucun traitement ? Rien ?
    • Non. Rien. Nous stoppons notre vieillissement.
    • Et vous faites quoi si vous devenez immortels ? Parce que votre beau village, il n’est pas extensible
    • Bah c’est bien pour ça qu’on vous a un peu réduit – quantitativement – je veux dire
    • Et vous, vous prenez la place ?
    • Oui.
    • Et qui vit ici ? Combien de gens ?
    • Une cinquantaine de personnes qui te ressemblent – et nous, les éternellement jeunes.
    • Et ils font quoi vos vieux ?
    • Oh quand ils  sont malades, la technologie les soigne.
    • Et vous alors ?
    • Nous faisons le reste. Nous faisons vivre la cité.
    • Comment elle s’appelle votre cité ?
    • Kybalion
    • Non, ça c’est le nom de ma cité
    • Ta cité, c’est Kybalion 2, qui fournit les basses besognes à Kybalion
    • Et les autres alors ? Les zones de non-droit ?
    • Ah, ça c’est Kybalion 3. Une zone de résilience sous surveillance.
    • Et ça vous sert à quoi ça ?
    • A ne pas oublier ce qu’était devenu l’homme qui pouvait avoir tous les droits, considère cela comme une expérience sociologique
    • Par hasard, tu ne sais pas comment s’y rendre ?
    • Pourquoi ? Tu t’es sauvé de Kybalion 2 ?
    • Oui – comment peux-tu le savoir ?
    • Le déduire tu veux dire ?
    • Parce que tu es la troisième personne qui fait exactement ce parcours.
    • Et les 2 autres ?
    • Elles sont arrivées à destination
    • Mais comment ?
    • En longeant le mur, vers l’Est. Descends de ton arbre et file, avant que le service de sécurité ne te repère.

    Zoulou/Zoula descendit péniblement et il vit la très jolie jeune femme émerger de l’immense porte entre-ouverte. Il se souvint qu’il fut un temps, où il l’aurait désirée.

    • Pourquoi tu ne me dénonces pas ?
    • D’après toi ?
    • Parce qu’en fait je suis un programme prévu ?
    • Oui.
    • Tu peux m’en dire plus ?
    • Non – mais réfléchis. Tu ne t’es pas sauvé très facilement ?
    • Si – trop……
    • Et on ne t’a jamais rattrapée ?
    • Oui – effectivement
    • Et là : pas de surveillance, pas de caméra, pas de drone
    • Oui, c’est vrai que jadis, quand ils voulaient trouver quelqu’un en cavale, ça ne trainait pas.
    • Tu sais que leurs moyens sont illimités
    • Oui – je sais ça
    • Vous me faites de la peine – vous les Cromagnons du système – vous ne voyez même pas qu’on vous manipule
    • Mais quel intérêt de me laisser me sauver ?
    • Tu es bourré de nanites qui sont leurs yeux et leurs oreilles. Tu vas rejoindre la zone de non-droit. Puis tu vas vivre à l’intérieur et rapporter fidèlement tout ce qui s’y passe. Sans même t’en rendre compte.
    • Mais  ils n’ont pas eu le temps de me les installer, leurs nanites de merde
    • Bien sur que si. Ils t’ont juste fait croire le contraire. Tu étais en salle blanche. Tu as respiré non ?
    • Oui
    • Et bien voilà – c’est fait !
    • Mais j’ai tué un mec moi !
    • Non, tu as zigouillé un robot humanoïde
    • Mais non, ça n’existe pas ça
    • Mais si ! Depuis plus longtemps que tu ne le penses.
    • Et du coup je fais quoi ?
    • Ce que tu veux, de toute façon, ils te contrôlent si ils veulent.
    • Et si je rentre chez toi, dans ton village ?
    • Ils te tueront – à distance.
    • Comment ?
    • Des ondes. Les nanites te grilleront le cerveau
    • Donc je n’ai aucun choix
    • Si – mourir. Mais un autre prendra ta place.
    • Qu’est-ce que je peux faire ?
    • Vas-y, de toute façon ça ne changera rien.

    Zoulou/Zoula reprit la marche, sans angoisse. Ce n’était plus la peine.

    Quelques heures plus tard, il rejoint la résistance en zone libre. Puis il les informa.

    Pour la première fois depuis longtemps, il fut honnête. Et toc ! Dit il à sa conscience.

    Le grand gaillard rouquin et barbu qui était en train de l’accueillir éclata de rire.

    • C’est drôle qu’il nous prennent pour des cons à ce point !
    • Pourquoi tu dis ça, vous êtes au courant ?
    • Bah tu crois quoi toi ?
    • Que vous étiez déjà perdus depuis longtemps
    • Tu vois la porte étrange là, sous la quelle tu viens de passer ?
    • Oui je la vois
    • C’est un portique. Il vient de dézinguer tes nanites. Tu es libre soeurette
    • Tu devrais dire Frérot – j’étais un mec avant
    • Bienvenue qui que tu sois ! Viens, je vais te montrer tes quartiers.

    Zoulou suivit son nouvel hôte au cœur de la cité, puis il montèrent dans un véhicule et roulèrent quelques dizaines de kilomètres. Au-delà des ruines, il y eut la forêt. Au-delà de la forêt il y eut des terres vertes, des vaches et des moutons. Puis des champs de blé. Puis une ferme et plein d’autres fermes.

    Le rouquin déposa Zoulou, ses 75 ans, et ses vieux souvenirs.

    • Comment est-ce possible ?
    • Mais tu crois qu’ils mangent quoi et qu’ils vivent comment ceux qui vous gouvernent ?
    • Tu veux dire que c’est vous qui les fournissez ?
    • Oui bien entendu.
    • Et nous alors, on sert à quoi ?

    Vous êtes le secteur tertiaire. Et on vous fait croire qu’il n’existe rien d’autre. Mais tout a bien changé dans le fond. La terre n’a plus que 3 milliards d’habitants et ce chiffre réduit régulièrement – chute de la natalité. Sauf chez nous. Ce qui finira par poser un problème politique. Alors ils recommenceront. Ils nous laisserons  grandir et grossir, puis ils chercheront à nous détruire avant que nous ne prenions le pouvoir. Eux, ils pensent avoir la vie éternelle. Mais leur faiblesse, c’est finalement de nous ressembler – et non l’inverse.

    Zoulou pria une dernière fois. « Jésus, ce n’est donc pas que l’homme est à l’image de Dieu ».

    Tu crois vraiment que Dieu a envie de manger des œufs à la coque et un steak de bœuf ? Lui opposa sa conscience.

     

     

    Elizabeth Mayaux - A partager sans modération, avec le nom de l'auteur :) - 9 Mai 2023

     

  • Vision très forte dans le ciel

    Ma vie actuelle ne me donne que peu de temps et encore moins de sisponibilités mentales pour "songer" ou voir des images que mon mental pourrait créer, je me suis donc interrogée sur cette vision très claire que vous prendrez avec tout le recul nécessaire, en sachant que chez moi ces visions sont rares :

    Je regarde le ciel, il est noir, il y a une grosse boule que j'identifie comme la lune, rapidement je m'aperçois qu'il s'agit en fait du soleil et qui n'est pas seul car une grosse boule tourne autour de lui, plus petite bien entendu, mais tout de même énorme en proportion de la terre. Le soleil lance des jets de plasma que je peux voir à l'oeil nu et la scène dure ainsi un bon moment. Je ne me sens pas en danger (ou plutôt je m'en moque totalement), consciente que la situation n'est pas habituelle.

  • La transition : événements et symptômes

    Transition : évènements et symptômes

     

    Le temps m’a semblé long, mais il était nécessaire selon eux.

    Chers vous, vous êtes entrés en période de transition, le temps et les évènements ne s’écouleront désormais plus de la même façon pour ceux ou celles qui ont choisi le Renouveau et ceux qui adhèrent à l’ancien système.

    L’ancien système va à son effondrement physique, matériel et concret qui se traduira par de grandes douleurs ou, du moins, par de grands évènements difficiles que vous appelez « les grandes tribulations ».

    Ceux qui adhèrent encore à cette terre ancienne où l’argent, le pouvoir et la notion d’esclavage au plaisir physique ou mental souffriront corps et âme pendant l’effondrement. Bien des gens mourront, mais la mort n’est pas la souffrance, la mort est un processus de transition naturel et inévitable, parfois choisi parce que plus facile que d’effectuer la transition par soi-même « pour de vrai » sur la terre.

    Ceux qui sont en train de réfléchir ou de ressentir cette modification ne percevront pas les évènements e la même façon. L’acceptation et l’adaptation rendront le processus de métamorphose plus simple, ce que vous appelez « l’ascension » consiste d’abord à « voir » les choses de plus haut au lieu de les subir de plein fouet. De ce simple fait, ils seront moins anxieux, partageront plus volontiers ce qui leur reste ou ce qu’ils ont, seront plutôt indifférents à la notion d’avenir en développant cette absolue confiance en la Source qui veille sur eux. L’acceptation et la confiance leur apporteront une distance salutaire avec les évènements, simplement en sachant que tout a un sens, et que tout les ramène « à la maison » quittée il y a bien longtemps.

    C’est donc la fin de l’état de séparation.

    Quels sont les symptômes actuels de la transition en cours ?

    Votre alimentation préférée se modifie de façon graduelle et vous éloigne des aliments lourds sur le plan énergétique. Vous pouvez rester gourmands ou gourmets, vous pouvez apprécier une très bonne viande, mais peu à peu, les dons de la nature vous sembleront merveilleux et vous ne mangerez et consommerez qu’en conscience, ce qui va vous ré orienter vers de nouvelles préférences et le choix de la simplicité.

    La rancune et la rancœur, la rage et tous ces sentiments difficiles liés à une énergie difficile vont s’amenuiser pour faire place à de la compassion ou de l’empathie vis-à-vis de ceux qui font du mal ou le mal, car, avant toute autre chose, ils sont à plaindre plus qu’à blâmer. Peu à peu, l’Amour au sens vrai se développe dans votre cœur, accompagné de cette joie profonde à ressentir le contact Source

    Votre corps physique s’allège, non pas en terme de kilos, mais en terme d’aisance lorsque vous avez besoin de lui. Il devient ou redevient un allié que vous respectez et traitez avec soin, même si vous n’avez plus 20 ans. Certains maux disparaitront comme par enchantement, notamment les douleurs dites neuropathiques.

    Votre regard se fait de plus en plus bienveillant et vous réfléchissez moins en termes offensifs ou défensifs pour voir le bon et le beau où il se trouve. Les petites merveilles de la terre vous sautent aux yeux, que ce soit la beauté animale, végétale, cristalline ou même issue de la création humaine. Votre capacité à l’émerveillement se renforce.

    Vous vous ouvrez comme une fleur à la fois aux autres et à la vie, laissant de côté ce qui est matériel et secondaire. Vos besoins matériels de type luxe disparaissent si ils ont existé et vos rêves se ré orientent dans le respect des autres autant que de vous-même. La juste mesure remplace les excès.

    La véritable importance à vos yeux n’est plus constituée des mêmes ingrédients. Par exemple, la réussite sociale et les biens matériels deviennent très secondaires, alors que la véritable intelligence vous semble celle du cœur. Votre curiosité vous rend avide de compréhension et de connaissances, peu importe lesquelles, car l’univers est vaste et les choix innombrables.

    Vous émettez moins de jugements. Vous acceptez autrui tel qu’il est, et si son contact vous est désagréable, un simple éloignement suffit. Dans l’avenir le désagrément lui-même disparaitra car les humains seront alignés dans une harmonie et une osmose qui leur permettra de communiquer joyeusement d’âme à âme.

    Vous voyez votre sensibilité télépathique s’accroitre de jour en jour, ressentant avec de plus en plus d’acuité ceux et celles qui entrent en contact avec vous. Parler vous est moins nécessaire et peu à peu, la nécessité de « l’ouvrir » ou de monopoliser la conversation disparaitra, remplacée par un intérêt naturel pour tout ce qui est et s’exprime autour de vous.

    La joie vous envahit de plus en plus souvent, la joie infinie du contact Source. Peu importe l’avenir, vous savez que tout est pour le mieux, épreuves comprises. Comprises dans tous les sens du mot. Vous verrez la main de la Source en toutes choses et évènements.

    Tout, ombre ou lumière, porte l’objectif de la Source, sans le savoir le plus souvent. La culpabilité n’est donc pas requise en cas d’erreur.

    Soyez heureux simplement, c’est de votre regard dont il s’agit. La terre émerge d’un long sommeil et chassera d’elle-même la souffrance qui l’habite, tout comme vous.

  • Petit supplément Gilet Jaune 8/12

    Attention :

    Une prémonition que je me refusais à coucher sur papier, mais ils insistent :

    L'état dispose de gros moyens pour neutraliser les gilets jaunes et autres, si dans un premier temps il vous a semblé prendre ou reprendre du pouvoir, il n'en est rien. Les véritables hostilités et la véritable répression va commencer.

    N'oubliez pas de lire le papier passé à ce jour, ce matin avant celui-ci

     

  • Gilets Jaunes et Apocalypse

    Gilets Jaunes, Mouvements Mondiaux

     

    Comme vous, je me demande ce que vont devenir les gilets jaunes, par ailleurs, dans le monde, de nombreux endroits sont devenus socialement aussi bouillants que des volcans.

    A la veille de 8 Décembre notre petite sœur s’inquiète et elle a raison. La France comptera ses morts, martyrs d’une cause qui les dépasse tout à fait et pour laquelle ils ont été manipulés, pas toujours dans leur intérêt.

    L’agressivité qui se déchaine, en partie à cause de l’activité cosmique qui vous envoie de la matière, se déverse dans le Monde et révèle un plan bien obscur : encore plus de privation de liberté, encore plus de censure, encre plus de dictature. Et ceci ne vaut certainement pas que pour la France.

    Lorsque vos dirigeants parlent d’empathie, ils ne pensent qu’à leurs propres intérêts, qui dépassent de loin les vôtres à leurs yeux. Le Monde de vos dirigeants est gangréné par la corruption, ils ne servent qu’eux-mêmes depuis bien longtemps, même si certains sont honnêtes et sincères dans le lot.

    Faire la paix avec vous-même, ne pas agresser vos frères et vos sœurs, ne pas confondre les convictions avec tout autre objectif destructif, nous vous parlons de paix, car de toute façon, socialement, les choses vont peu évoluer. Vous vivez actuellement les moments de fin d’une société prospère qui ne le reste que pour une minorité privilégiée. Assister à la fin est un avantage qui vous confère l’exigence d’évoluer au sein de vous-même vers plus de compassion et plus d’éthique.

    Posez-vous donc ces 2 questions sans cesse et nous y répondrons au fond de votre âme. Pour chacun d’entre vous.

    Votre économie globale est au bord de l’effondrement. Votre société est au bord de l’effondrement et il est grand temps – dernier temps – pour prendre quelques précautions d’avenir, sans tomber dans un survivalisme sournois.

    Ne pensez pas comme votre groupe social : c’est là une tendance générale accrue par les ondes qui vous touchent et vous débordent, pensez par vous-même et pensez surtout que la colère, autant que la peine et l’angoisse, sont des illusions du temps présent.

    Vous venez d’entrer dans une « ligne de temps » délicate, pour ne pas dire difficile, mais la solidarité, l’amour de vos frères et sœurs, ainsi qu’un solide bon sens, vous permettront de traverser cette crise majeure sans trop de difficultés.

    Pensez que le mot Apocalypse veut dire révélation : votre propre révélation à vos yeux, et la révélation à chacun de ce que chacun est, ainsi que des objectifs les plus cachés et des directives les plus atroces.

    Vous assistez en direct à un morceau d’enfer, celui que l’homme est capable de bâtir à l’homme. Mais l’homme nouveau n’est pas éloigné et Sapiens laissera la place à son successeur sans peine ni remord.

    C’est aussi le temps de l’éveil ou du réveil, celui où vous prenez la décision (car c’en est une) de revenir à la maison, ou au contraire, de quitter le domicile pour un temps prolongé. La nature accompagnera la société dans son explosion et rien ni personne n’échappera à sa fureur. SI par bonheur vous êtes épargné, c’est alors que vous aurez le devoir d’accueil et de partage.

    Les Gilets Jaunes seront sans doute les victimes de cette cause qui les dépasse et qui dépasse, de loin, le cadre de votre France. Votre France n’est plus exemplaire à de nombreux titres, comme la liberté et l’égalité sociale, quant à la Fraternité, c’est un vieux souvenir.

  • Transe et Vision Apocalyptique

    Ma fille est sans doute une médium plus rare et puissante que ce que je n'ai jamais vu personnellement. Mais elle reste "cachée" par sa maman afin de la protéger et de la laisser vivre sa vie d'étudiante en paix. Elle a reçu, pour la seconde fois, un message "en mots" il y a 48 heures. Je vous livre ce message en sachant, pour preuve, que dans ces moments là elle se connecte à tous et raconte aux gens qui sont à coté d'elle des éléments privés et perso de leur vie ainsi que des éléments d'avenir. Néanmoins il faut prendre tout cela avec du recul et user de son discernement.

    Voilà le message :

    France (et Europe) : tremblements de terre, volcans, fumée

    Océanie disparue (sous l'eau)

    Californie - Eau - 300 000 morts

    Lune de Nibiru visible

     

    Il s'agit d'un message bref, mais me semblant assez important pour être noté et redonné à la communauté. Ne faites pas de catastrophisme, nous y sommes déjà pour de nombreux terriens qui ont du assumer des dégâts violents.

    A très bientôt

    Elizabeth