Chers Tous,
Ce message, reçu à l'instant, répond à une question posée avec beaucoup d'importance à mes yeux : je fais quoi, lorsque une personne conflictuelle m'agresse de façon insupportable, dans le harcèlement moral, dans le contact avec la perversion ? Parce que ça m'est arrivé, et ça vous est aussi souvent arrivé, pour beaucoup d'entre vous, et que ces agressions morales sont une souffrance, nous amenant souvent soit à la colère, soit à la déterioration des relations, soit à la destruction.
Vous connaissez mon Instructeur. Il est la Paix à Lui seul. Et ce n'est sans doute pas un hasard s'il vient jeter quelques lumières durant ces heures sociétales bien sombres, bien tristes aussi.
Vous devez savoir que durant cette canalisation avec Lui, je redeviens une enfant.
Canalisation
D'abord je reconnais son énergie, je m'apaise, je re deviens cette petite fille, je sens une main, qui prend la mienne, avant même d'avoir entendu, je suis en paix, c'est une telle évidence. Une part de moi est inquiète : comment expliquer ?
Ne te fais pas de soucis, respire, souviens toi, nous en avons déjà parlé, dans des temps plus anciens, le sujet est si vieux, aussi vieux que votre monde, le conflit ronge les coeurs, ronge l'incarnation, détruit la bonne volonté de l'âme qui est pourtant partie pleine de lumière rejoindre la terre pour s'y instruire.
Tu sais, chaque homme est venu au monde plein de lumière et le coeur vierge. Au départ, le conflit n'existait pas. Il n'y avait que l'essence, et l'essence est pure par définition. Seul la lumière peut la composer, ou la défiinir. L'esprit est au service de la Lumière. Puis l'Homme souhaita faire l'Expérience de toute chose, car il fut rapidement évident qu'il existait des mondes sombres et qu'il n' y avait pas accès. Il se sentait rempli de Force, rempli de toute cette énergie de Création, à l'image de son Père, il se sentait prêt à toutes les éventualités, en ignorant absolument tout du serpent qui guette le promeneur marchant sans crainte dans les cailloux et le sable du désert. L'homme n'avait pas idée du conflit.
Puis vient la morsure, elle le surprit, lui fit très mal, tu sais, tout le monde en souffre de la même façon, sauf handicap créé par une forme de dégénérescence de l'Homme d'origine. L'homme d'origine est le fruit de l'Essence. L'homme de la Terre est le fruit de l'expérience. Il doit redevenir l'Essence pure en se débarassant des cicatrices qui l'encombrent et en acceptant qu'elles fassent partie de l'Expérience. L'Expérience appartient à tous, mais ne représente personne, et c'est comme cela qu'il te faut l'appréhender.
Lorsque ton Monde t'agresse, il déforme la lumière, créant une sorte de prisme, et provoquant une réaction immédiate à la morsure. Si la pensée se consacre à l'aspect volontaire de cette morsure, elle le plonge dans la colère, et la colère est la porte des mondes sombres. Souvent le processus est plus indéfini, il passe par de l'incompréhension, car l'Essence n'a pas ce référentiel ; puis le doute, le questionnement ; la colère ne venant parfois pas du tout, ou pas de façon claire, masquée apr de la peine, ou du ressentiment. Le processus est peu conscient, il est le fruit cérébral d'un réflexe et d'une émotion, qui vient frapper à la porte de l'Ego et lui assène de grands coups, de grands reproches.
Ne sous-estime pas le pouvoir destructeur des agressions. Elles font pleurer les enfants, qui n'ont pas la force ou la possibilité de réagir, mais elles provoquent la naissance d'une parcelle d'Ombre au coeur de ce qui devrait être pure Joie. Et il est impossible de résister à l'Emotion, sauf à avoir accueilli l'Homme d'origine, ou plutôt ré accueilli en son Sein, ce qu'il est vraiment.
Alors tu voies, petite fille (et à cet instant je sens son réconfort), il est naturel d'avoir mal. De pleurer. Mais lorsque tu auras grandi, l'Ombre rebondira sur ta psychée, comme le ballon rebondit sur un mur. Puis, lorsque tu auras encore grandi, l''Ombre se perdra dans ta lumière. En ces temps de guerre et de peine, vous devez vous souvenir de cette lumière, comme le plongeur se souvient qu'il porte l'oxygène dans les profondeurs des abysses. Afin de ne pas vous perdre dans ces contrées sans soleil, où règnent des créatures nées de l'anti-monde.
Mais qu'est-ce que l'anti-monde ?
La création englobe Tout ce qui peut, la matière se compose d'une palette énergétique sans fin, mais cette palette répond à 2 sources contraires, le Monde de mon Père, ou les Mondes de mon père, et l'Anti monde, sorte de réponse duelle qui s'est créée progressivement à mesure que la Création s'est étendue depuis des éons. Vous l'imagez de façon simple : le Paradis, et l'Enfer. Mais il existe tant et tant de Mondes qu'il est difficile de les qualifier de façon aussi simple. Tous répondent à cette dualité, avec plus ou moins de notes lumineuses ou sombres. Tous passent par un processus de choix, avant de s'élever, ou, au contraire, de s'enfoncer dans l'abîme. Lorsque vous venez sur Terre, vous faites le choix du grand Choix. De l'Expérience du Choix. Vous êtes le marcheur qui sait qu'il va traverser un paysage varié, parfois désertique, et qu'il va se faire mordre, tôt ou tard, par quelque chose qu'il n'a pas vu et qui était tapis dans l'Ombre.
Aujourd'hui, plus encore, vous voilà placés face au grand Choix civilisationnel. Et toi petite fille, tu dois savoir, apprendre et transmettre, comment échapper à la force d'attraction de l'Ombre. Une fois que le Choix est fait et réalisé, la souffrance va disparaitre, le serpent ne pourra plus mordre le promeneur, et il finira par s'en aller chasser ailleurs, puis il disparaitra et retournera dans son nid.
Mais tôt ou tard, ne va-t-il pas ressortir ?
Si, tu as raison, il ne peut pas mourir, pas plus que la Lumière incarnée. Il existera autant de temps que la matière. Mais sur Toi petite fille, le poison sera sans effet, ainsi que sur chacun ayant terminé d'Apprendre le Choix.
Alors que je sens sa Paix, je sens la possibilité de l'Ombre, et je me mets à la détester.
Ne la déteste pas petite Fille, car tu exprimes exactement la même chose. La détestation, et toutes les formes négatives de l'Emotion ou du Sentiment, sont de son domaine. Et tu ne la battras pas avec ses propres armes. Tu ne la battras pas d'ailleurs. Il n'y a pas de combat. Le Combat est aussi de son registre. Tu sais, tendre l'autre joue, c'est un peu ça, mais au sens figuré. Répondre à l'Ombre par la lumière. Physiquement, dans la matière, il pourrait t'atteindre, mais pas à l'Intérieur. C'est ça l'image, et non l'acceptation de coups. Cette expression est donc souvent très mal interprétée. Comme une forme de masochisme. Il ne s'agit pas de ça. Personne ne demande au promeneur qui vient de se faire mordre, de tendre l'autre pied, et de continuer à s'empoisonner. Non il doit se soigner, et ne pas rester à côté du Serpent. Il reviendra se promener lorsqu'il aura compris comment éviter le serpent, puis comment s'immuniser de son venin.
Le conflit, tu sais petite fille, c'est un venin : le venin de l'Ombre.
La première étape, lorsque le promeneur n'est pas encore immunisé, et c'est le cas pour de très très nombreux hommes sur terre, c'est d'éviter le serpent. Un enfant qui grandit dans l'Amour, et un jeune adulte qui vit dans un monde non contaminé, restent lumineux. Pour autant ils n'ont encore rien appris. Mais ils sont à l'abri. De la même façon, vous devez considérer qu'il y a des abris de Lumière dans toutes les vies incarnées, afin que vous puissiez vous y réfugier, et retrouver toute votre énergie. Les églises devraient être des abris, les religions devraient vous protéger. Mais le Serpent s'est introduit partout. Et les hommes ont créé d'autres abris pour continuer l'expérience de la lumière, et c'est bien ainsi.
Tu nous en veux de ne plus vraiment fréquenter les églises ?
Vous en vouloir ? Oh petite enfant, biensur que non. Je suis pleinement heureux de voir que vous avez développé l'aptitude à créer des refuges de lumière. C'est là un très très gros apprentissage, une clef dans notre sujet du jour. Il s 'agit de la première clef, de la première porte : lorsque vous faites face à la souffrance, il existe pour chacun d'entre vous un Temple intérieur, et parfois un Temple de matière, dans lequel vous réfugier immédiatement. Il vous faut fermer votre psychée, devenir sourd un instant à tout ce que vous pouvez entendre ou voir, et revenir à l'Essence. Pour certains c'est une méditation, pour d'autre un livre, un isolement dans la paix, une prière, une promenade : le Temple est là où vous le décidez. Et plus vous vous y rendez, et plus il prend consistence, comme un lieu Sacré, réservé à la lumière.
Ne risque-t-on pas l'isolement ? à force ....
Oui, ce serait possible si vous fuyiez le monde pour ne vivre que dans votre Temple. Et l'apprentissage serait remis à plus tard. Mais lorsqu'on se sent fragile, ou fragilisé, il vaut mieux perdre du "temps" d'incarnation, que de se faire grignoter le pied par un serpent - la ^petite fille que je suis se souvient qu'elle peut rire, et qu'Il est parfois aussi drôle qu'un grand frère affectueux -
Lorsque vous avez repris des forces, vous pouvez ressortir au grand jour de la création, et prendre une nouvelle fois le pari de vous promener, mais en évitant le serpent. Tôt ou tard, il sera à la croisée des chemins, et recommencera. Il sera possible de partir, encore et encore, tant que la seconde clef n'est pas mise à jour et utilisée sur la seconde porte. Et la seconde porte consiste à faire taire l'Ego blessé par le serpent.
Dans les faits petite enfant, le serpent ne peut rien contre vous. La lumière est immunisée contre son venin depuis toujours. Mais il maintient une forme d'illusion : celle de vous couper de la lumière, et de vous enfermer dans une pièce obscure, comme on enferme les enfants dans des cagibis. Il blesse votre Ego, tente de vous priver de votre libre arbitre, de vous faire croire que l'Ego est une sorte de ratage sans intérêt, que vous êtes la cause de ses douleurs, que l'ombre, c'est vous. Si bien qu'après une première réaction de défense, ayant souvent provoqué une riposte encore plus mordante, votre souffrance est si grande que vous ne voyez plus les choses avec objectivité, mais avec son regard chargé de reproches, voire de haine.
La seconde porte consiste donc à ne pas répondre au serpent. Opposer la haine à la haine est inutile, pire encore, dangereux pour votre Soi incarné. Mais garder votre calme face aux agressions de toutes natures est bien difficile dans votre monde turbulent. Je sais votre fatigue, votre stress, et les innombrables petites morsures du quotidien. Je sais votre souffrance. La seconde porte, même grande ouverte, avec un entrainement quasi quotidien, comme cela peut être le cas dans les interactions permanentes que vous pouvez vivre, ne suffira pas à vous mettre tout à fait à l'abri. Vous allez passer de la seconde porte au Temple et retour à la case départ : vous devenez la victime.
L'Homme d'origine n'est pas une victime. A l'image de Dieu, il porte l'Amour.
C'est donc l'Amour qui ouvrira la troisième porte. Le non jugement, Amour et non jugement pour Lui ou Elle, mais aussi pour Vous même. Il ou elle est aussi l'enfant de la Lumière, vous pouvez imaginer qu'il a été un petit enfant innocent, mais qui a été mordu trop tôt, ou trop souvent, ou qu'il vit l'expérience de la Nuit, ou encore qu'il est votre enseignant. Et que vous avez choisi de l'entendre pour apprendre à cotoyer l'Ombre sans être ni attiré, ni contaminé. Pour cela, vous devez vous rappeler que ce qu'il pense, dit, exprime, ne vous concerne pas réellement, c'est une sorte de réplique théâtrale. Seuls les acteurs se battent. De retour dans leur loge, ils passeront à autre chose, comme se changer, pour aller jouer une autre pièce. Il est indispensable de faire l'écart entre l'Acteur, qui est l'homme incarné, et l'Homme d'origine. Ecoutez donc les répliques, mais ne confondez pas les sources. Et continuez d'Aimer la création. Il n'est pas nécessaire de dire je t'aime à son bourreau. L'image de l'autre joue, c'est surtout celle du fait que vous restez insensible à des agressions qui ne touchent pas qui vous êtes réellement. Si vous n'êtes plus la victime, il n'y a plus de bourreau.
Mais alors il faut accepter ?
Oui et Non petite fille. Personne ne vous demande d'accepter des coups de quelque nature que ce soit. Ce que je vous propose, c'est seulement de ne pas les prendre pour vous, ne haïssez pas le bourreau improvisé. Mais mis à part si cela vous indiffère réellement, votre liberté est de partir. Moi je suis resté petite fille, et j'ai pardonné à tous les bourreaux, afin de rompre le cycle de la haine. Afin que vous vous rappeliez plus vite, de ce qu'est la force de l'Amour. Alors il n'est plus resté de moi que la lumière, et c'est aussi ça l'image de la résurrection. Lorsque tout est fini, la lumière est. Moi n'existait plus en tant qu'homme incarné. Mais mon secret, c'est que Moi n'a jamais réellement existé. Je suis venu au monde avec l'Amour pour bagage. Donc je n'avais pas le poid d'un Ego en apprentissage ou expérience. Tout cela était déjà présent en Moi, aussi grâce à Vous, mais c'est une autre histoire.
Tu as beaucoup souffert ?
Physiquement Oui. Mais moralement, je pouvais en bonne partie m'en exempter. Ne pas me concentrer sur la Douleur. Demeurer dans mon Temple. Vous aussi vous pourrez y parvenir. Beaucoup y parviennent à l'aube de leur départ.
Il s'agit donc de la dernière porte, il n'y a plus de victime, plus de bourreau, et la souffrance disparait peut à peu. Il vous est possible de vous promener au pays du serpent, sans jamais vous faire envenimer. Vous ne jugez plus l'Autre, ou les Autres, vous considérez seulement le Serpent qui se cache et qui vous fait croire qu'il est Eux. Ou Vous. Hors vous n'êtes jamais le Serpent. Considérez que vous savez si peu de chose sur l'Autre, il n'est pas fautif, ou non fautif, comme vous il expérimente, et parfois dans la plus grande inconscience. Il fera sans nul doute bien mieux dans une prochaine expérience.
A partir du moment où vous n'avez pas jugé, vous n'êtes pas mordu, vous pouvez donc agir selon votre véritable liberté intérieure. Et tant que vous n'avez pas trouvé la clef de la quatrième porte, il vaut sans doute mieux ne pas rester trop longtemps au contact de la souffrance. C'est alors que peut venir la transcendance. La crucifixion vois tu, c'est la transcendance, la lumière en est la seule issue.
La transcendance, c'est l'instant que votre âme choisit pour aimer toute la création. Elle aime, sans chercher à discerner, ni évaluer, ni observer. Elle aime et éprouve beaucoup de compassion pour les douleurs terrestres. Cette compassion est son seul regard sur l'Autre. La souffrance ressenti n'est alors qu'une étrangère, il n'y a pas de bourreau, pas de coupable, il est possible de s'en distancier. Puis de la transformer.
Vous n'allez pas atteindre facilement ou directement la quatrième porte sans quelques allers retours. L'expérience de l'envenimation est le premier barreau de l'échelle, et la transcendance est l'accomplissement au sommet de l'échelle. Mais sur l'échelle elle même, il est possible de faire quelques allers retours avant de franchir les portes définitivement. Ne portez pas, encore une fois, de jugement sur Vous même, vous reprochant de ne pas réussir à distancer le serpent. N'oubliez pas que le jugement est de son registre.
Tu as encore une question petite fille ?
Non, comme tu le dis, c'est si évident, et pourtant c'est parfois si dur au quotidien. On s'emporte et voilà, patatrak ..... le conflit, les voisins, la famille, le compagnon ou la compagne. Et quand tu est là, tout devient paisible.
Je suis toujours là petite fille. A chaque instant. Ne l'oublie pas, il faut te connecter à tout ce qui te rapproche de la Lumière. L'ombre, c'est la déconnection. Nous en reparlerons.
Je reviens sur terre, au propre et au figuré, cette connection, elle me manque à chaque instant où je l'oublie.
Fin de canalisation
Je vous embrasse
Elizabeth