Paul, une phobie scolaire cachée dans une angoisse vieille de 500 ans

Séance d’hypnose de Paul, 45 ans, dont la fille fait une phobie scolaire.

Problématique : Paul est un papa célibataire qui a une fille âgée de 15 ans, en pleine santé, mais victime d’une redoutable phobie scolaire. De nombreuses thérapies ont été tentées sur sa fille, toutes sans succès. Lorsqu’il vient me voir, c’est donc avec sa fille et théoriquement pour elle. Pendant la discussion de préparation, je prends le risque de proposer à Paul de travailler plutôt sur lui qui aura ainsi la force de mobiliser les ressources de sa fille. Par ailleurs je ne vois pas ce que je ferais de plus directement sur elle, étant donné qu’elle a tout tenté ou presque ……

Avancee spirituelle 01   

Résultat : suite à cette unique séance, La phobie scolaire cède progressivement et aux dernières nouvelles Nina avait quasiment repris un rythme scolaire normal

Durée de la séance : 1h30 en tout et 45 minutes d’échanges préalables pour mieux comprendre

(La procédure d’hypnose n’est pas décrite ici, certains échanges sont simplifiés par gain de temps pour préserver l’essentiel sans transcrire des heures d’échanges à visée totalement intime ou personnelle)

 

Paul entre rapidement en transe et sa voix se modifie sensiblement !

E (la thérapeute, Elizabeth) : Ouvre la porte et observe le monde autour de toi, que vois-tu ?

P (Paul) : De la neige, il y en a partout, c’est la montagne

E : Qui es-tu ? Regarde toi, tes mains, tes pieds, tes cheveux

P : Je suis une femme, d’âge moyen, mes cheveux sont longs et je suis habillée chaudement

E : Vois-tu d’autres personnes que toi ?

P : Je suis seule, totalement seule, c’est très angoissant, je crois que tout le monde est mort enseveli sous la neige

(Le sujet est très angoissé et sa respiration se fait haletante)

E : Que s’est-il passé ?

P : Il y a eu une avalanche, j’ai perdu tout le monde, il fait froid, c’est très difficile, je n’étais pas à la maison, lorsque je suis rentré la maison était ensevelie, toute ma famille a disparu

E : Avance dans le temps afin que nous comprenions comment tu as vécu le reste de ta vie

P : Je vends du pain, je suis boulangère à la ville, c’est paisible

E : Regarde tes vêtements, de quoi as-tu l’air, essayons de voir à quel époque tu as vécu cette vie, regarde également les gens autour de toi

P : Oh, ce sont des vêtements du moyen-âge, des drôles de chapeaux, des vêtements longs pour les femmes, la ville parait sale et pauvre, là où je vis

E : Comment t’appelles tu dans cette vie ?

P : Je m’appelle Jeanne

E : Avance encore dans le temps et dis-moi ce qui se passe

P : Je suis seule, je fais de pain, les gens sont souriants, mes clientes sont de belles dames

E : Laisse défiler le temps et regarde si tu as de la famille proche, des enfants, des amis

P : Je ne vois personne, que le pain, mes clients, et la solitude, j’ai eu si peur que je ne veux pas me lier, je reste dans le souvenir du froid, de ma famille perdue

E : A présent regarde la vie de Jeanne de très loin, qu’a appris Jeanne dans cette vie ?

P : J’ai appris que je pouvais m’en sortir et travailler pour vivre, mais j’ai eu si peur

E : quelles ont été les conséquences de cette peur, comment est-elle reliée à la vie de Paul ?

P : La peur de perdre les miens, ils me sont tout

E : Cette vie est-elle comparable au point que tu pourrais craindre pour la vie des tiens ?

P : Non, je vis en sécurité, en ville, il fait bon

(A noter que le sujet préfère, pour des raisons de sécurité, vivre en ville et qu’il apprécie la chaleur tempérée de nos latitudes, il a donc été marqué par son expérience préalable de vie à la montagne et des suites d’une probable avalanche qui lui a pris toute sa famille)

E : regarde vu d’en haut la vie de Jeanne et celle de Paul, quel est le lien ?

P : Ma fille, il s’agit de Nina, j’ai si peur de la perdre que je n’ose pas la laisser partir à l’école, je la retiens pour que nous restions ensemble, toujours.

E : qu’est-ce qui différencie les 2 situations

P : Elles n’ont rien de commun, absolument rien

E : Très bien ! Souhaites-tu continuer à vivre avec cette forme d’angoisse ? Que t’apporte-t-elle ?

P : Prudence, je dois rester prudent, l’angoisse est destructrice pour ma famille

Seconde partie de l’hypnose : La cause de la difficulté systémique de Paul et Nina a été déterminée et désormais nous allons valider la guérison de cette angoisse qui est restée là à titre archaïque (comme un vieil outil désormais inutile). Paul conservera la prudence, qui est nécessaire, le but étant de ranger ce vieil outil qu’est l’anxiété extrême transmise à son enfant.

E : Paul, si cette angoisse était quelque chose, animal, végétal ou autre, dans ton monde intérieur, comment la verrais tu ?

P : C’est un lion, un énorme lion qui rugit dès que je tente de bouger, sa cage est en face de moi

E : il est donc dans une cage ?

P : Oui, mais la cage est sur le chemin, je ne peux pas avancer

E : Très bien, que ferais tu dans la vie de tous les jours avec un obstacle sur ta route, un obstacle qui te ferait peur ?

P : J’appellerais à l’aide (ce que Paul n’a pas fait car il était resté sur un schéma de vie où il était totalement seul à l’issue d’une avalanche)

E : Et que se passerait-il ?

P : Des spécialistes viendraient ôter ce truc de mon chemin

E : Je te propose d’appeler à l’aide ta conscience supérieure qui est capable de virer définitivement ce lion, es-tu OK ?

P : Je suis OK

(travail d’inductions hypnotiques non décrites)

E : Ta conscience supérieure, ou guide spirituel personnel, ou encore ange gardien, ou quelle que soit la façon dont tu la nommes va se présenter à toi dans quelques instants, elle peut ressembler à une forme lumineuse ou à tout autre chose de ton choix, mais tu vas la reconnaître et sa venue va te causer une grande joie.

P : Je perçois une très belle lumière blanche, très apaisante

E : Tu la remercies d’être venue, demande lui comment elle souhaite que nous l’appelions ?

P : Yalta, j’entends le mot Yalta

E : Bien ! Yalta, veux-tu aider à ôter ce lion ?

P : Oui

E : Comment vas-tu faire ?

P : Il n’a rien à faire ici, je vais l’emmener au pays des souvenirs

E : Fais-le et dis-moi quand tu as fini

P : Yalta s’en va et emmène le lion avec une laisse, ça y est : le chemin est libre

E : Très bien ! Avance sur le chemin, disons de quelques moi et dis-moi ce que tu perçois

P : Oh, je vois Nina avec des amies, elle fume, ce n’est pas bien, mais elle est à l’école, moi je suis au bureau et je sifflote en travaillant, je vais bien, je me sens libéré

E : Très bien ! Avance à présent de quelques années et dis-moi ce que tu perçois

P : Oh je suis Papy, je tiens mon petit-fils dans mes bras, Nina est à coté, il y a un autre homme aussi. Nina a bonne mine. C’est si beau, sauf mon chien, le chien n’est plus là

E : Veux-tu savoir où est le chien ?

P : Non, je pense que c’est dans longtemps, il est parti

E : cette situation te convient-elle ?

P : Oui, je sens que toute la famille est libérée de ce lion. Tout est bien ainsi

Fin de séance : Nous avons stoppé le travail d’hypnose à ce moment. Par la suite Nina a donc repris rapidement une scolarité normale sous l’impulsion de son père dont le trouble anxieux était bien à l’origine de la phobie scolaire de sa fille. Comme c’est souvent le cas, l’origine ne se trouvait pas dans cette vie-là, mais bien plus loin dans le passé.

 

hypnose;réincarnation;angoisse;anxiété;soi supérieur;ange gardien;gestion des émotions

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